PAROLES D'ENCOURAGEMENT

Aspirez-vous à plus d’efficacité dans vos prières ?

« La prière agissante du juste à un grande efficacité », nous dit l’apôtre Jacques dans son épître (chap. 5, verset 16). C’est une réalité que la Parole de dieu souligne à maintes reprises.
Mais si nous voulons que nos prières soient efficaces, les Ecritures nous en révèlent les conditions. N’importe quelle prière, faites dans n’importe quelle condition ne sera pas efficace, si elle n’est pas faite selon certains critères bibliques. En voici quelques-uns !

1. Notre prière doit naître de la méditation quotidienne de la Parole de Dieu

Si nous voulons que notre prière soit forte et qu’elle devienne une véritable source de plénitude, il faut que les paroles de Dieu (les Ecritures) vivent dans notre cœur :
« Si vous demeurez en moi et que mes Paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 15/7).

Il nous faut donc étudier, dévorer ces Paroles et les laisser s’implanter dans nos pensées, les laisser aussi façonner chaque jour notre existence, jusqu’au moindre de nos actes. Le Saint-Esprit qui a inspiré chacune des pages de la Bible viendra à notre secours et nous aidera à l’appliquer dans notre vie.

Réalisons, au même titre que les hommes de la Bible, que lire cette divine Parole, c’est écouter Dieu nous parler, c’est entendre Sa voix. Les passages suivants nous aideront à le comprendre.
« Sur ma couche, je médite sur toi pendant les veilles de la nuit, » nous dit le psalmiste David (Pr 63/7). Et encore :
« Heureux l’homme qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et qui la médite jour et nuit » (Ps 1/1-2).
C’est en méditant seul dans le désert qu’Elie a appris à discerner le son doux et subtil de la voix de Dieu (1 Rois 19/9-18).

Tous les grands personnages de la Bible et tous les hommes et femmes de Dieu de l’histoire de l’Eglise connaissaient l’importance de la méditation de la Parole de Dieu.
Pour ne prendre que quelques exemples :
R.A. Torrey a déclaré : « C’est par la Parole que le Saint-Esprit forme en nous Ses prières. La négligence des Ecritures rend impossible la prière par le Saint-Esprit. Si nous alimentons le feu de nos prières avec le combustible qu’est la Parole de Dieu, toutes les difficultés de prier disparaissent.

Un des hommes de foi les plus remarquables, Georges Müller, était aussi un des plus puissants hommes de prière de sa génération. Quand venait l’heure de la prière, il commençait par lire et méditer un passage des Ecritures, jusqu’à ce que, de cette étude, une prière commence à se former en lui. C’est ainsi que le Seigneur était Lui-même le véritable inspirateur de sa prière.

Méditer, c’est tout simple : c’est se pencher sur la Bible, apprendre à écouter la voix de Dieu et développer avec le Seigneur sur la base de Sa Parole. C’est établir une relation intime avec le Seigneur qui, petit à petit, transformera notre personnalité intérieure.
La prière qui en découlera sera empreinte de cette relation naturelle et intime qu’avait Moïse avec son Dieu. Il est dit de lui : « qu’il s’entretenait face à face avec Dieu comme on parle avec un ami » (Exode 33/11).

Par la méditation, la Parole de Dieu écrite devient une Parole vivante, adressée à chacun d’entre nous personnellement. Il ne s’agit pas là d’une technique, mais d’un mouvement de notre cœur et de notre esprit. En méditant, on écoute le Seigneur Lui-même nous parler.

2. Notre prière doit naître dans un cœur purifié

« Si j’avais conçu l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas exaucé » dit le psalmiste (Ps 66/18).

La prière agissante du juste comme nous l’avons lu au début de ce message a une grande efficacité. La prière fervente de qui, de quelle sorte de personne ? Du juste.
Si nous vivons dans le péché ou que nous caressons un péché secret dans notre vie, le Seigneur ne nous entendra pas.

Le prophète Esaïe nous donne une description claire d’une telle situation ; lorsqu’il dit (selon une version anglaise) : « Ecoutez maintenant ! Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour vous sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêche de vous écouter… A cause de votre péché, il a détourné la face de vous, il ne vous écoute plus » (Es 59/1-2).

Ne nous arrive-t-il pas de nous poser la question « Pourquoi nos prières ne sont-elles pas entendues ? » Il peut y avoir plusieurs réponses à cette question bien sûr. Mais la première question que nous devons nous poser est certainement celle-ci : « Y aurait-il un péché dans ma vie ? »C’est la prière fervente du juste qui est efficace, comme nous venons de le voir. C’est peut-être la raison pour laquelle le ciel semble fermé à notre requête. Nous cherchons parfois à atteindre Dieu, mais quelque chose nous en barre le chemin ; peut-être simplement une mauvaise attitude, une parole de travers. Et le Seigneur voudrait ôter cet obstacle entre Lui et nous. S’il en est ainsi, c’est de notre faute et non de la sienne, si Ses oreilles restent sourdes à nos prières. Ne négligeons rien de ce qui voudrait nous ravir ou ternir notre communion avec le Seigneur.

3. Notre prière ne doit pas imposer une certaine réponse à Dieu

Lorsque nous prions, si souvent nous avons tendance à demander au Seigneur de nous accorder une réponse qui correspond aux désirs de notre propre cœur. Pour éviter ce genre de dérapage, il est bon de se souvenir que la prière est avant tout le fruit de notre communion avec Dieu, et non la main mise sur l’objet de notre désir.

Au lieu de m’adresser à Lui en lui imposant absolument une réponse, cherchons plutôt la face de Dieu Lui-même pour qu’Il nous donne, s’Il le veut et le juge bon, la réponse. Il nous arrive souvent d’imaginer nous-mêmes comment Dieu va agir et à nous impatienter lorsqu’Il n’agit pas dans les délais même approximatifs que nous nous étions fixés. Et lorsque les choses ne se passent pas comme prévu, nous nous décourageons.

Ce faisant, nous ne voyons plus vraiment la main de Dieu agir dans nos circonstances, alors qu’Il est constamment là, se manifestant par les gens et les choses de notre vie quotidienne.
Combien il serait préférable de commencer à compter les nombreux bienfaits et interventions divines dans notre vie passée et louer le Seigneur pour Sa grande fidélité, plutôt que de focaliser nos pensées sur la réponse de Dieu que nous attendons et qui ne vient pas comme nous le supposons. Les voies et les pensées de Dieu sont tellement au-dessus de nos pensées, et Ses plans pour notre vie tellement parfaits que c’est un privilège pour nous de lui faire confiance et d’attendre en silence Son secours en toute situation.

4. Soignons notre relation personnelle avec le Seigneur

En conclusion, avec les disciples de Jésus, nous ne pouvons que dire, Seigneur ! Enseigne-nous à prier ! En réponse à leur prière, le Seigneur leur a dit : « Quand vous priez, dites : « Notre Père qui es aux cieux… ». Jésus intentionnellement n’a pas utilisé le singulier dans la prière modèle qu’Il nous a laissée. Il n’a pas dit : « Mon Père ». Il s’est servi du pluriel en disant : « Notre Père ». Dieu est notre Père, mon Père, le Père de Jésus. « Notre Père qui es aux cieux ! ». Lorsque nous nous mettons en prière, réalisons que Dieu est notre Père et respectons les principes que le Seigneur Jésus et la Parole de Dieu nous invite à tenir.

Dieu écoute nos prières. Le psalmiste a pu dire : « Dieu a écouté, Il a fait attention à la voix de ma prière » (Ps 66/19). Peut-être êtes-vous dans une situation très grave, à tel point que vous ne savez pas comment vous aller vous en sortir. Alors, il y a une ressource : la prière. Si le Dieu créateur, le Tout-Puissant, juste et saint, a écouté la prière du psalmiste et y a répondu, Il écoute également la vôtre. Il vous voit, vous connaît, vous aime. Il sait de quoi vous avez besoin.

Ce qui est toutefois important pour vous, c’est de soigner votre relation avec Dieu, de veilleur à ce que vos prières naissent d’une méditation quotidienne avec Lui, à ce que votre cœur soit toujours purifié avant de vous adresser à Lui. Veillons aussi à ne pas Lui donner d’ordres, à ne pas chercher à Lui imposer notre volonté et nos désirs personnels.
Apprenons aussi à délaisser nos litanies et à détourner nos yeux de nos circonstances, de nos fardeaux, pour fixer notre regard sur Celui qui a toutes les réponses et toutes les solutions.
Adressons-nous à Lui avec un cœur de reconnaissance et dans un esprit d’adoration, conscients qu’Il connaît toutes choses et qu’Il a un plan merveilleux pour notre vie.

Dorothée Hatzakortzian