PAROLES D'ENCOURAGEMENT

Se plaindre, s’inquiéter de ce qui ne va pas ou compter les bienfaits de Dieu ?
Un choix à faire !

Je lisais récemment dans une méditation quotidienne, l’histoire d’une femme âgée et isolée qui avait pris la mauvaise habitude de toujours se plaindre. Un chrétien fut invité à lui rendre visite. Il la connaissait pour sa morosité ; elle était fréquemment chagrinée par les choses qui ne se passaient pas comme elle l’aurait désiré, ce qui l’a plongeait dans des accès de mauvaise humeur. Ce jour-là, il la trouva accablée par toutes sortes de contrariétés qu’elle s’empressa de lui faire partager.

Très calme, notre ami lui proposa un petit moment de lecture de la Parole de Dieu. Il lut avec elle le Psaume 23. Attristé par ses plaintes, il le fit en déformant volontairement ce psaume par la forme négative que voici : « L’Eternel n’est pas mon Berger… Je manquerai de tout…etc. Son but était de toucher le cœur de cette chrétienne, en faisant ressortir implicitement sa manière de réagir en complet désaccord avec la grâce de Dieu qui remplit ce psaume.

Très vite, l’auditrice, d’abord surprise, fut interpellée par cette lecture, et comprit alors son ingratitude envers son Sauveur. Que de fois, en nous plaignant, nous donnons l’impression que le Seigneur est responsable de nos misères, en oubliant totalement ses tendres soins à notre égard.

Une autre petite anecdote me vient également à l’esprit. Il s’agit de deux dames qui se trouvaient dans une prison et qui regardaient au dehors à travers les barreaux. L’une n’a vu que de la saleté dans la cour de la prison, tandis que l’autre regardait le beau ciel étoilé.

Chacun d’entre nous se trouve ainsi devant un choix à faire, à savoir quel sorte de regard nous allons jeter sur la vie : nous pouvons tous nous concentrer soit sur les impuretés, les immondices, les difficultés de cette vie sur la terre ou alors, comme cette seconde dame, contempler les étoiles dans le ciel. Nous traversons tous des circonstances dans notre vie qui ressembleraient à des moments passés derrière les barreaux, mais le Seigneur voudrait nous apprendre à savoir vivre aussi bien dans l’humiliation que dans l’abondance, à apprendre à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance ou dans la disette et à pouvoir dire comme l’apôtre Paul, je puis tout par celui qui me fortifie. Il voudrait nous apprendre à être content en toute situation, et pas seulement lorsque les choses changent. Mais comment y parvenir ?

Changer sa façon de penser

Dans le chapitre 4 de l’épître aux Philippiens, l’apôtre Paul nous indique comment apprendre à changer notre façon de penser : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce » (Phil 4/6).

Il nous est tellement plus facile de nous énerver, d’avoir peur, de mal dormir, d’agresser notre famille ou nos amis, plutôt que de prier. Ce serait tellement mieux, non seulement de prier, mais encore de rendre grâce. Mais c’est difficile, me direz-vous, de prier lorsque les problèmes dans ma vie se multiplient et qu’ils m’enveloppent de plus en plus. Le psalmiste peut alors (Ps 116/17) m’aider à comprendre ce que cela veut dire : prier avec action de grâce : « Je t’offrirai un sacrifice d’action de grâces et j’invoquerai le nom de l’Eternel. » C’est précisément être reconnaissant, même lorsque mon chemin traverse un tunnel et que rien n’est facile, mais qu’au contraire il m’est difficile de trouver un côté positif à la circonstance que je traverse.

Lorsque nous sommes confrontés à des situations négatives, nous pouvons et nous devons prendre une décision : soit nous nous décidons à prier, ou alors à nous faire du souci pour la circonstance présente.

C’est alors que Dieu agit

Et lorsque nous nous décidons à prier, plutôt que de nous faire du souci au sujet d’une certaine circonstance, c’est alors que Dieu agit dans notre cœur : « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » (Phil 4/7). Dans une autre version , le mot et la paix de Dieu est remplacé par : « Si vous faites cela, (c'est-à-dire ne pas s’inquiéter mais s’en remettre au Seigneur), alors vous serez en mesure de goûter, d’expérimenter d’une façon tout à fait personnelle la Paix de Dieu qui surpasse toute intelligence ». Quelle promesse !

Ce qui personnellement m’encourage le plus, c’est la suite de ce verset ; lorsqu’il est dit : « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, sera pour toi comme une garnison, une protection autour de ton cœur et dans tes pensées, afin que ces dernières demeurent fixés sur Christ. Je m’imagine donc être environnée d’anges ayant pour tâche de soutenir mon cœur et mes pensées désemparés. Mon cœur, le berceau de mes émotions, vacille souvent à droite et à gauche, mais la Paix de Dieu est exactement ce qu’il lui faut pour retrouver sa stabilité.

Mais que faire lorsque nous venons de déposer nos soucis aux pieds du Seigneur et que 10 minutes plus tard ceux-ci reviennent au galop ? Il nous arrive peut-être de passer des nuits entières à ruminer, par exemple, sur la situation d’un de nos enfants que nous savons courir à sa propre perte et nous demander comment faire pour l’aider à éviter cette tragédie. Nous prions et nous prions encore, mais il semble que nous ne pouvons détourner nos pensées de ce cercle infernal que sont nos soucis à son égard. Nous prions à nouveau, puis recommençons à nous faire du souci…

C’est alors qu’il est important, pour nous aider à détourner nos regards de cette situation obsédante, de commencer à compter les bienfaits de Dieu à notre égard et à l’égard de l’enfant qui nous cause tant de soucis, et de commencer à louer et bénir le Seigneur pour tout ce qu’il a déjà fait dans la vie de cet enfant. C’est alors que l’Esprit de Dieu nous communique sa paix et que notre cœur et nos pensées se calmeront. Nous serons alors enfin en mesure de faire à nouveau confiance à Celui qui nous a prouvé, déjà tant de fois, son incommensurable fidélité et sa protection sans limite.

Méditons là-dessus !

L’apôtre Paul, dans son épître aux Philippiens, nous exhorte en disant : « Que tout ce qui vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées ».

Ces paroles de sagesse devrait être affichées dans notre chambre pour nous aider, jour après jour, à nous préoccuper de ce que Dieu estime comme étant prioritaire. Il n’est certes pas facile de contrôler nos pensées, et pourtant c’est exactement ce que Dieu attend de nous. Dans une version anglaise du livre des Proverbes, au chapitre 23, verset 7, il est dit : « Ce qu’un homme pense dans son cœur, c’est ce qu’il est en réalité ».

La parole de Dieu nous exhorte d’ailleurs à amener toutes nos pensées captives à l’obéissance de Christ. Il nous faut apprendre à maîtriser nos pensées. Dans Romains 12/2, l’apôtre Paul nous dit : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu. » Notre façon de penser se renouvelle lorsque nous « enfermons » les pensées négatives et que nous nous concentrons sur celles qui sont positives dans le Seigneur.

Efforçons-nous à le pratiquer

Dans l’épître aux Philippiens, chapitre 4, verset 9, l’apôtre nous dit encore : « Ce que vous avez appris, … pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. »

Exerçons-nous à la piété. A quoi pensons-nous, lorsque nous utilisons le verbe s’exercer à quelque chose ? S’exercer veut dire : recommencer à faire quelque chose jusqu’à ce que nous parvenions à le faire. En général, il ne nous est pas très facile de nous exercer, en répétant sans cesse la même action. L’exercice exige souvent un effort particulier et peut même devenir ennuyeux parfois.

Cependant c’est précisément ce que l’apôtre Paul nous exhorte à faire quand il nous dit : « pratiquez » (ou exercez-vous). Il nous encourage à remplacer nos soucis par la prière, le négatif de nos pensées par le positif des interventions du Seigneur et alors la paix de Dieu deviendra notre partage et nous serons en mesure de dire : j’ai appris à être content et satisfait dans chaque situation de ma vie.

Chacun de nous traverse de temps à autre des circonstances douloureuses et difficiles, voir même des tragédies. Que notre prière soit alors : « Seigneur garde-moi de me faire du souci en vain. Je veux utiliser cette situation pour qu’elle me rapproche de Toi et que ton image se reflète davantage au travers de ma vie. Je veux apprendre à être content en toute circonstance. »

Lorsque des difficultés surgissent dans ma propre vie, je sais que le Seigneur m’appelle à lui remettre le contrôle de la situation, à accepter le chemin par lequel Il veut me faire passer. Il me demande aussi de le laisser lui-même gérer l’issue de cet événement qui me cause tant de soucis et de lui faire entièrement confiance. Il est bon de me rappeler aussi qu’en toute circonstance, le Seigneur cherche à se glorifier et à faire concourir toutes choses pour mon bien.

Chacun de nous a ce choix à faire : Sur quoi vais-je fixer mon regard ? Quelle est la direction que je veux donner à mes pensées ? Vais-je les orienter vers ce qui est sale ou vers les étoiles ? Comme ces deux femmes de l’histoire ? (Début du message). Puissions nous prendre chaque fois la bonne décision et notre vie honorera certainement davantage le Seigneur et réjouira profondément son coeur.

Dorothée Hatzakortzian