PAROLES D'ENCOURAGEMENT

Passes-tu par ce moment si éprouvant du deuil … ?

Un être aimé vient de mourir dans ta famille, une personne sans laquelle il te semble difficile d’envisager la vie. Il est peut-être question de ton épouse ou de ton mari. Vous avez peut-être eu le privilège de partager votre vie durant de longues années et de cheminer tous deux ensemble avec le Seigneur.

Lorsque nous passons par de tels moments, nos pensées rebroussent chemin et retournent vers les nombreux moments bénis que nous avons eu le privilège de vivre avec l’être aimé. Nos pensées s’évadent alors vers les moments forts, les hauts aussi bien que les bas que nous avons vécus avec cette personne aimée. Et voilà que soudainement cet être bien aimé s’en est allé, qu’il n’est plus là !

Il est vrai que la mort est un affreux visiteur que nous aimerions éviter. Le psaume 23 ne nous décrit-il pas ce moment comme une vallée sombre et ténébreuse : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre et de la mort… ». La mort, ce sont des ténèbres suivies d’autres ténèbres, des chagrins suivis d’autres chagrins, des douleurs suivies d’autres douleurs, des angoisses suivies d’autres angoisses. C’est cela la mort ! Elle vient nous enlever des êtres chers et ne laisse derrière elle que larmes, désolation et questions. Elle vient soudainement vous ravir la joie de vivre qui était la vôtre, le soleil qui brillait dans votre vie.

Effectivement, la mort d’un de vos proches peut être dévastatrice pour vous. Elle peut vous saper votre énergie, bousculer vos plans, submerger vos sentiments, changer votre façon de voir les choses. Elle peut aussi être une épreuve qui vient tester votre foi et lancer un défi aux ambitions que vous aviez dans votre vie.

Lorsque nous traversons la vallée de l’ombre de la mort, nous nous trouvons tout à coup face à face avec la crainte. La perte et le vide que nous a laissés l’être bien-aimé qui vient de nous quitter tente parfois même de menacer la confiance en Dieu que nous avions avant son départ, à tel point que nous pouvons expérimenter une certaine crainte de l’avenir, une crainte aussi de ne plus jouir de la vie de la même façon qu’auparavant.

Mais pour nous qui sommes chrétiens, il existe une profonde, très profonde consolation. Le psalmiste, dans le psaume 23, continue sa pensée évoquée ci-dessus : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton me rassurent. »

L’être aimé, le pèlerin qui cheminait jusqu’ici à nos côtés ne nous a pas simplement été ôté. Il n’est pas tout simplement parti. Non, il est rentré à la maison, auprès de Jésus, son Seigneur. Et ce Seigneur, qui au bord de la tombe de Lazare a pleuré, Celui qui a été ému de compassion devant la douleur de la veuve de Naïn qui était en route pour enterrer son fils unique, ce Seigneur-là veut aussi te consoler dans ton deuil et dans ta douleur. Et si tu lui ouvres ton cœur, la pensée que l’être aimé disparu ne t’a pas quitté, mais qu’il t’a simplement devancé et qu’il est auprès du Seigneur, cette pensée te consolera profondément.

Le jour du retour du Seigneur est proche maintenant ! Bientôt Il reviendra nous chercher, nous aussi, pour nous prendre auprès de Lui, nous qui avons cru. Et alors nous serons réunis avec ceux qui nous ont précédés ; et nous le verrons, ce Seigneur de gloire qui est allé nous préparer une place. Nous le verrons face à face ! C’est là notre consolation profonde et une espérance merveilleuse !

Peut-être qu’en ce moment tu penses qu’une telle consolation est bien faible. Mais dans le deuil, quel privilège nous avons de le connaître et de pouvoir nous réfugier dans les bras de Celui qui est le Père de toutes les consolations, et ce Père-là nous comprend parfaitement. Il a lui-même aussi donné son Fils unique. Il connaît la douleur de la séparation comme nul autre ne la connaît. Sa lumière te fera sortir des ténèbres de la mort et ton cœur apaisé ne pourra que lui rendre grâce pour son secours en ces moments difficiles de ta vie qu’Il connaît bien.

Quel réconfort de savoir, dans des moments comme ceux-ci, que le Seigneur est notre Berger et qu’à cause de sa présence à mes côtés, je ne crains aucun mal, car il est là pour me conduire et me protéger de tout mal. Quelle assurance pour nous de savoir qu’Il est la vie et qu’Il a triomphé de la mort, que si nous croyons en Lui, nous vivrons au-delà de la tombe ! Dans ces moments si douloureux, qu’il est bon de recevoir Sa Paix, cette paix qui surpasse toute intelligence. C’est elle qui nous permettra de garder nos yeux fixés sur Lui. Cette paix-là est une paix durable, qui ne cède pas au trouble, ni à la peur.

Avec le psalmiste, nous pouvons nous écrier : « Tu es mon Dieu et c’est en toi que je me confie ». Le Seigneur est pour nous un refuge ; près de Lui nous nous sentons en sécurité en toutes circonstances. Quelle consolation aussi de savoir qu’Il est près de nous pour sécher nos larmes, qu’Il comprend notre douleur. Et aujourd’hui encore il veut nous dire : « Quand je reviendrai, je sècherai toutes larmes de tes yeux et la douleur ne sera plus. Là où je t’emmènerai, plus de pleurs, plus de mort ; le vieux monde aura disparu. Tout sera paix, bonheur et félicité. Tout sera gloire !

Alors donc que tu es dans la tristesse à cause de la personne bien-aimée que tu viens de perdre, fixe les yeux vers Celui qui saura te consoler mieux que quiconque dans ce monde, ton Sauveur et Seigneur bien-aimé ! Sa Présence et sa bonté valent mieux que la vie. Que ton cœur soit réconforté à cette pensée !

Dorothée Hatzakortzian