HISTOIRES VECUES ETONNANTES

 

Miracle en Chine

« Ne me touche pas, je ne suis pas devenu fou. Le Seigneur Jésus est venu dans ma chambre et m’a entièrement guéri ! »

Yang-won Son était un prédicateur de l’Evangile en Corée et il eut beaucoup à souffrir à cause de sa foi. Pendant la seconde guerre mondiale, lorsque la Corée fut occupée par les Japonais, Son resta longtemps emprisonné. – Il avait refusé d’accorder à l’empereur la vénération divine exigée.

Après la guerre, en 1948, la ville Soon-chun, dans laquelle les deux fils aînés du pasteur allaient à l’école, fut occupée pendant quelques jours par des partisans communistes. Plusieurs policiers et les hommes en charge de diriger la ville furent fusillés sans autre forme de procès.

Les rebelles avaient aussi les chrétiens en vue. Matthieu et Jean, les deux fils de Yang-won Son, refusèrent de renoncer à leur foi et furent fusillés eux aussi.

 

 

Chacun dans la ville avait un grand respect pour le docteur Wang. Sa famille habitait depuis plusieurs générations dans une maison à deux étages qui don­nait sur une sorte de cour ouverte. Le docteur Wang avait fait des études de médecine occidentale. En voyant la révo­lution arriver, il en appréhendait les mé­faits. Il travaillait cependant avec acharnement pour aider son peuple à s'en sortir, et espérait fermement que des temps meilleurs viendraient.

Mais lorsque des jours difficiles atteignirent sa province, le docteur Wang continua de soigner les malades, quoique beaucoup d'entre eux n'eussent pas d'argent pour le payer. Dans les années 60, la famine régnait dans le pays et le docteur était reconnaissant pour les quelques carottes et les quelques œufs que ses patients lui apportaient. Les gens affamés et ma­lades se faisaient un plaisir de partager leur nourriture avec le docteur, en contre­partie des talents que celui-ci leur prodi­guait.

La révolution culturelle battant son plein, le docteur Wang devint la cible nu­méro un des révolutionnaires. Entraîné à travers les rues par des hordes de gardes rouges, le sympathique docteur se vit obligé de subir la moquerie de nombreux voisins qu'il avait soignés. Sa culture occidentale fut la raison principale de sa condamnation, et le fait qu'il fut chrétien renommé augmenta encore sa peine. Il fut durement maltraité et subit de graves dommages physiques, si bien qu'il était maintenant complètement para­lysé. Sa famille le soignait fidèlement, car il était contraint à être alité dans une peti­te chambre mansardée, dans le haut de sa maison.

Une certaine nuit, alors que toute sa famille venait de se coucher, l'épouse de son fils aîné ne pouvait s'endormir. Elle entendit soudain le grincement du grand portail qui donnait sur leur cour et se leva en sursaut pour voir qui se trouvait là à une heure aussi tardive. Elle courut sur la véranda pour tout juste encore aperce­voir un homme tout de blanc vêtu péné­trer dans la maison. Etait-ce un voleur ? Elle s'aventura pieds nus dans l'escalier et entra précautionneusement dans chaque pièce. Personne n'était là, excepté les membres de la famille, tous endormis.

Entre temps, dans la petite chambre étroite et mansardée, le docteur Wang était réveillé de son sommeil par cet étrange visiteur : un jet de lumière fut projeté sur lui lorsque celui-ci pénétra dans sa chambre, et à son grand étonnement il s'aperçut que ce visiteur n'était autre que le Seigneur Jésus lui-même. Debout au chevet de son lit, il lui dit : «Fils, lève-toi et marche !» «Je ne peux pas», répondit le docteur tout éton­né, «Je ne peux pas marcher !» Jésus lui tendit alors la main et l'aida à s'asseoir. «Crois-tu en moi ? Lui demanda-t-il ?» «Oui, Seigneur, je crois», fut sa réponse. «Si tu crois en moi, alors lève-toi et marche !» reprit Jésus.

L'homme obéit sans hésitation. Il se leva de son lit et se mit à marcher. Le Seigneur lui-même venait de le guérir to­talement. Le docteur Wang se mit alors à éclater de rire. Il était 2h20 du matin, et son rire réveilla son neveu qui dormait dans la même chambre que lui. «Mon oncle a perdu la tête», pensa le jeune homme en se précipitant vers lui pour l'empêcher de tomber. Dans une chambre voisine dormait le fils ainé du docteur Wang qui fut réveillé à son tour par le bruit qu'il faisait. Il se leva immé­diatement et se précipita dans la chambre de son père. Quel ne fut pas son choc en le voyant debout à côté de son lit en train de rire aux éclats. Lui aus­si il pensa sur le champ que le vieil hom­me était hors de sens. Il voulut le saisir, lorsque le père l'arrêta en lui disant : «Ne me touche pas, je ne suis pas devenu fou. Le Seigneur Jésus est venu dans ma chambre et m'a entièrement guéri !»

Pour prouver ce qu'il venait de dire, le vieil homme, autrefois paralysé, se hâ­ta de descendre les escaliers qui me­naient de sa chambre au rez-de-chaussée. Arrivé en bas, il se retourna en souriant et remonta les escaliers d'un pas régulier et ferme. Alors là, la famille ne put contenir sa joie. La maisonnée en­tière fut réveillée.

L'événement s'était passé au beau milieu de la nuit, mais cette bonne nou­velle ne pouvait attendre l'aube pour être propagée. La famille entière se mit en marche en direction de la maison où de­meurait le deuxième fils du docteur, dans une rue voisine. «Regardez, grand-père peut marcher !» s'écria un petit neveu. Petit à petit toute la parenté se joignit au cortège de gens enthousiasmés. Tous bénissaient, louaient et glorifiaient le Seigneur de tout leur cœur.

Dans son immense joie, le docteur Wang voulut même continuer sa promenade jusqu'à l'église, mais ses fils l'en dissuadèrent et le prièrent de bien vouloir attendre jusqu'à l'aube. Tôt le matin, tou­te la famille se rendit donc chez le pas­teur qui fut tout ébahi de ce qui venait d'arriver, et de là, ils se rendirent encore chez la sœur du docteur. En chemin, ils rencontrèrent une jeune nièce qui se ren­dait justement à son travail. Elle le regar­da marcher, bouche bée ! Lorsqu'elle entendit ce qui lui était arrivé, elle se mit à son tour à louer le Seigneur de tout son cœur pour le grand miracle qu'il venait d'accomplir.

Le dimanche suivant, le lieu de ré­union des chrétiens était plein à craquer. Des gens étaient assis dans chaque piè­ce de la maison, même s'ils ne pouvaient pas voir le pasteur. Certains se tenaient aussi dans la cour et regardaient par les fenêtres, d'autres s'entassaient dans les couloirs. Un jeune homme cherchait à faire chanter tout le monde ensemble, mais en vain. Personne ne suivait les pa­roles du cantique affichées sur le mur. Tous les yeux étaient rivés sur le docteur Wang qui se déplaçait de chambre en chambre pour saluer tous les chrétiens. Lorsque finalement il s'arrêta dans la piè­ce principale pour prendre la parole, tout devint silencieux. Personne ne voulut manquer une seule parole de son éton­nant témoignage. Il leur dit avec beau­coup d'émotion : «Oui mes yeux étaient ouverts lorsque je vis Jésus ; oui son vi­sage était inondé d'amour et rayonnait comme le soleil...»

Tout à coup, le pasteur lui-même lui posa une question précise : «Frère Wang, peux-tu aussi courir ?» «Si je peux courir ? Naturellement !» s'écria le vieil homme qui commença à faire des bonds à droite et à gauche, suivi des re­gards scrutateurs de ses auditeurs émer­veillés.

Aujourd'hui, le docteur Wang par­court le pays à bicyclette et raconte à tous ceux qui veulent bien l'entendre ce que la puissance de Jésus a fait pour lui, et les gens ne se contentent pas seule­ment de l'écouter, mais à leur tour ils crient au Seigneur et sont sauvés. Gloire à Dieu !

Traduit par Dorothée Hatzakortzian
(du texte allemand Gottes Chinesen)

 

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