HISTOIRES VECUES ETONNANTES

 

Un messager aveugle

Je ne l’oublierai jamais, non, je ne l’oublierai jamais !

C’est un événement qui a marqué ma vie, et y restera gravé tant que je vivrai. C’était une belle journée ensoleillée, et la chaleur était telle, qu’il était impossible de se déplacer sans être incommodé. Nous roulions en voiture et la température était insupportable malgré les vitres baissées. Je ne sais pourquoi, mais j’avais l’impression que j’allais au devant d’une expérience inoubliable !

Nous nous arrêtâmes  devant une petite maison et une aimable vieille dame nous accueillit sur le porche. Je suis aussitôt introduit dans une grande pièce où un homme à cheveux blancs était assis, l’air absent. Il portait des lunettes noires et je ne savais pourquoi. Il était aveugle, il n’avait plus de bras et en plus de cela, il était paralysé.

En jetant un regard circulaire dans la pièce, j’aperçus ça et là de grandes plaques étalées par terre. C’était la Bible de l’aveugle. Le vieil homme avait une figure rayonnante, et la chose qui me frappa le plus dans cette pièce fut la quiétude et la paix qui y régnaient. Volontiers, il me raconta sa vie, une bien triste histoire.

Il y a quelques années, me dit-il, j’eus un accident terrible. Là, je perdis mes yeux et mes bras. Oh ! Comme tout était devenu noir ! Je me demandais avec anxiété ce que l’avenir me réservait. Je voulais mourir. Mais un jour, j’ai rencontré le Prince des lumières : Jésus-Christ, je l’acceptai dans mon cœur par la foi comme mon Sauveur personnel et Il me donna une paix intérieure qui dépasse toute compréhension. Malgré ma cécité, je reçus une lumière que je n’avais jamais expérimentée auparavant, c’était Christ lui-même qui entra dans mon cœur. Mais cette nouvelle vie, cette nouvelle naissance créa en moi un profond désir de lire et sonder la Parole de Dieu, la Bible. Mais comment pouvais-je lire la Bible en braille ? Elle ne pouvait m’être d’aucun secours, car je n’avais pas de doigts.

Un jour, le Saint-Esprit me dit : « Mac Pherson, tu peux apprendre à lire la Bible avec ta langue. » Je demandai donc une Bible et commençai à apprendre. Oh ! Il me fallut longtemps pour déchiffrer, et je dus apprendre à être patient (Je vis sa figure s’illuminer pendant qu’il continuait son histoire avec ferveur.) mais à la fin, j’arrivai à lire.

Pendant tout le temps qu’il parlait, je ne pus retenir les larmes qui brûlaient mes yeux. Après qu’il eut fini, je lui demandai : « Mon cher ami, voulez-vous lire un passage de la Bible pour moi ? » Aussitôt arriva ce quelque chose que je n’oublierai jamais ! Le vieillard à cheveux blancs commença à lire avec sa langue. D’abord, il toucha les caractères avec précaution puis me traduisit sa lecture mot par mot : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ! Réjouissez-vous ! »
« Ami ! «  lui demandais-je, « Combien de chapitres de la Bible avez-vous lu de cette manière ? » « Chapitre ! » s’exclama-t-il, et il sourit. « J’ai déjà lu plusieurs fois la Bible, de la première à la dernière page. » Je ne posai plus de questions, mon être entier en était tout remué.

En quittant Mac Pherson, je me réjouis dans le Seigneur, et du plus profond de mon cœur lui demandai : « Aide-moi Seigneur à rechercher Ta volonté dans la Parole et à y puiser pour ma vie quotidienne Tes merveilleux trésors. »

Mac Pherson fut l’un des plus grands messagers qui marquèrent ma vie. En sortant, je ne sentais plus la chaleur étouffante du dehors, mais une nouvelle chaleur inondait mon cœur.

 

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