HISTOIRES VECUES ETONNANTES

Le neurochirurgien

 


Le chirurgien de deux sœurs siamoises en salle d’opération

 

Le neurochirurgien Ben Carson est depuis 1984 directeur du service de neurochirurgie pédiatrique à l’hôpital Johns Hopkins de Baltimore, USA. C’est le médecin qui a dirigé la séparation de deux sœurs siamoises allemandes, Tabéa et Léa Block. Il a reçu d’innombrables distinctions pour son service, et écrit divers livres.

 

Interview avec le chirurgien

Ben Carson croit en Dieu. Dans l’interview suivante, il parle aussi bien de son travail que de sa relation avec Jésus-Christ.

 

Vous êtes souvent confronté à des situations très difficiles, dans votre profession de neurochirurgien. Comment réussissez-vous à dominer vos sentiments ?

B.C. : C’est relativement simple, parce que je dois chaque jour me préoccuper de problèmes très complexes. Je sais bien que le malheur nous guette toujours dans un coin. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les neurochirurgiens  meurent plutôt jeunes. Notre espérance de vie n’est en moyenne que de 59 ans.  Nous sommes constamment surmenés, et cela jour après jour.

Mais en ce qui me concerne, la tâche n’est pas tout à fait aussi fatigante que pour la plupart de mes collègues, car Dieu se tient auprès de moi. C’est à Lui qu’est dû le remerciement pour tout le bien qui m’arrive, mais Il contrôle aussi les moins bonnes choses dans ma vie. La seule chose qu’Il attend de moi, c’est que je donne le meilleur de moi-même. C’est tout ce que je dois faire – et si cette pensée domine mon esprit, le stress m’est en grande partie ôté.

Il y a quelque temps, on a diagnostiqué chez vous le cancer. Comment pouvez-vous, envers et contre tout, croire en la fidélité de Dieu et en Sa toute-puissance ?  

B.C. : Naturellement¸ il m’a fallu beaucoup réfléchir lorsque l’été dernier, je fus confronté au diagnostic  « cancer agressif de la prostate».  Cela n’a pas simplifié les choses.  Je me soumets régulièrement, chaque année, à un check up médical – et cette fois-là tout était o.k., jusqu’à un petit problème.  Je me rendis donc chez l’urologue  qui me prescrivit des antibiotiques. Mon problème, toutefois, ne fut pas résolu. Après plusieurs examens, je reçus enfin un rapport médical surprenant. J’étais justement en train d’opérer, quand l’infirmière me mit le téléphone à l’oreille et que le diagnostic me concernant me fut annoncé : « Cancer agressif de haut degré ». 

Dans l’immédiat, je me suis dit : « Laissez-moi d’abord terminer cette opération ».   J’ai chassé, pendant quelques heures, cette mauvaise nouvelle de mon esprit. Mais le soir, quand je retournai à la maison, la nouvelle me frappa d’autant plus violemment – j’ai le cancer et je peux en mourir ! Je pensai immédiatement à ma famille et me demandai comment cette maladie allait bouleverser notre vie à tous.

On m’opéra et tout se passa pour le mieux. La tumeur put encore être enlevée juste à temps ; je suis aujourd’hui à nouveau en bonne santé. Comme Dieu est bon – C’est  tout ce que je peux dire ! J’ai raconté à tout le monde que Dieu  est trop sage pour commettre des erreurs et que, quand le moment sera venu pour moi de quitter cette terre, il en  sera bien ainsi. Dieu sait mieux que moi ce qui est bon pour moi et je suis satisfait de cela. Je m’étais parfois demandé quelle serait mon attitude face à un pareil coup du sort ; mais je fus positivement surpris en constatant combien j’étais resté calme.

Comment alliez-vous votre foi à votre travail ?

B.C. : Je commence chaque journée par un moment de recueillement. Je lis la Bible, médite un instant sur le texte et prie.  J’essaye, dans tout ce que je fais, d’avoir Dieu devant mes yeux. Je me dis à moi-même : « Tu es chrétien. Tu représentes Jésus-Christ. » Cela signifie que tout ce que je fais, chaque mot qui sort de ma bouche, rend témoignage de cela, et ce message doit s’adresser aux autres. J’essaye simplement de persister dans cette résolution – quoi qu’il advienne et quoi qu’en disent les gens.

Vous avez grandi dans un milieu social très modeste. Malgré cela, vous avez étudié à l’Université américaine de Yale, fréquentée seulement par une certaine élite. Comment êtes-vous parvenu à cela ?

B.C. : J’ai grandi à Detroit, ainsi qu’à Boston ; je n’ai pas eu une enfance facile. Nous n’avions jamais d’argent. A l’endroit où nous habitions, il y avait des quantités de souris et de rats, des hurlements de sirène et des gangs de rue. C’était surtout le cas à Boston, où nous habitions au milieu d’un affreux lotissement. Plus d’une fois, j’ai vu des personnes couchées sur le sol, ou même mortes. Deux de mes cousins furent assassinés. Je doutais parfois pouvoir dépasser l’âge de 25 ans moi-même.

A l’âge de 14 ans, je tentai de poignarder un autre jeune. La lame de mon couteau se heurta à la boucle de sa ceinture et se cassa. Après cela, je m’enfermai dans la salle de bain, et me mis vraiment à réfléchir. Ce jour-là, je commençai à lire la Bible. Je lus le livre des Proverbes – et priai beaucoup. Dieu m’ôta mon esprit d’agressivité, et je pris lentement conscience de la puissance de Dieu et de tout ce que, dans sa grâce, Il confie à l’un et à l’autre.

A l’âge de huit ans, j’avais, à vrai dire, déjà donné ma vie à Dieu, mais c’est seulement six ans plus tard que je réalisai ceci : En fait, il m’était possible de vivre dans n’importe quel milieu et de parvenir à tout faire, dans la mesure où je découvrais et développais progressivement le potentiel que Dieu m’avait donné.

Il n’y a pas beaucoup de jeunes qui lisent le livre des Proverbes.

B.C. : Les Proverbes sont pleins de sagesse et de directives. Ils parlent d’un insensé qui pensait que seule sa propre voie était la bonne et n’écoutait personne. En d’autres termes, selon lui : la voie de l’insensé doit toujours être la bonne. C’est ce je pensais moi aussi étant jeune. Mais suite à ma lecture des Proverbes durant plusieurs journées entières, je discernai soudain l’importance des préceptes bibliques suivants : « Ecoute ta mère ; écoute celui qui t’enseigne ». C’est ainsi que je me mis à l’écoute de Dieu et à recevoir de Lui des directives pour chacune de mes journées.

Vous avez grandi dans des conditions difficiles. Malgré cela, vous avez, dès l’âge de huit ans, confié votre vie à Dieu.

B.C. : Oui, je me souviens d’une histoire que notre pasteur nous a racontée. Il s’agissait de missionnaires qui étaient persécutés. Ils furent obligés de fuir et se trouvèrent soudain sur une falaise dans laquelle ils découvrirent une grotte ; ils s’y réfugièrent. Ceux qui les poursuivaient arrivèrent et se trouvèrent sur le haut de la falaise, pour ainsi dire directement au-dessus d’eux. Mais ils ne parvinrent pas à mettre la main sur eux.  – Ensuite, le pasteur tira un parallèle disant que Dieu peut nous protéger de tout, même dans les situations les plus désespérées, car Il prend  Lui-même soin de nous. Ce témoignage m’a fasciné. J’ai pris dès lors la résolution de vivre avec Dieu.

Qu’est ce qui vous enthousiasme le plus en Dieu aujourd’hui ?

B.C. : Son amour – il m’enthousiasme vraiment. Dieu nous aime, et il a envoyé Son Fils mourir pour nous.  Pouvez-vous vous imaginer cela ?  - Dieu a assez de puissance pour créer tout l’univers et Il aime tant Ses créatures qu’il s’est abaissé Lui-même jusqu’à nous. Il s’est laissé cracher dessus, battre, piétiner, et même clouer sur la croix. Et pourtant, Il a la puissance de mettre fin à  tout par un simple claquement de doigt. Cela me touche vraiment. Je le remercie chaque jour pour Son amour extraordinaire.

(Extrait d’un magazine allemand)
Dorothée Hatzakortzian

 

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