HISTOIRES VECUES ETONNANTES

Au prix de la vie des missionnaires

C’est souvent au prix de la vie des missionnaires que l’Evangile a pénétré dans les différents pays du monde. Il en fut ainsi lorsque THOMAS WALLIS, alors en Chine, apprit qu’en Corée du nord les gens instruits lisaient le chinois. Il décida donc de leur procurer des Bibles dans cette langue.

En 1866, THOMAS s’embarqua pour Pyongyang en Corée du Nord sur la goélette Shernzan. Alors que le bateau s’approchait du rivage, les gardes côtes s’opposèrent à l’accostage et en lançant des torches enflammées, y mirent le feu. Quelques hommes de l’équipage se réfugièrent dans une chaloupe, mais ils furent faits prisonniers. THOMAS réussit à atteindre la terre ferme et à déposer sa précieuse réserve de Bibles sur la terre de Corée, mais il mourut sous les coups des gardes côte. Quel échec apparent pour l’Evangile !

Mais, quarante ans plus tard, le pays était dans un désordre et des chrétiens ont tenu des réunions de prière pendant plus d’une année durant l’hiver. Ils ont donné un cours biblique dans cette ville de Pyongyang et cela a attiré beaucoup de prisonniers de tous les districts. Le nombre des participants n’a cessé de croître jusqu'à atteindre plus d’un millier. Un vif désir de purification du mal sous toutes ses formes s’est manifesté dans les réunions, et il y eut une grande consécration au Seigneur. Ce fut le début d’une victoire de l’Evangile de Jésus Christ. Ainsi, à l’endroit même où était mort l’un de ses serviteurs, l’église Coréenne a connu la puissance de Dieu, puissance d’amour et de vie.

 

Sa mort fut une véritable prédication…

C'était une visite de routine qui amena Stephan Schmidt, pasteur d'une paroisse de campagne de l'Allemagne du Sud, à l'hôpital. Là se trouvait couchée sur son lit de mort, une dame de sa paroisse, âgée de 87 ans, désirant lui parler encore une dernière fois. Elle remercia son pasteur pour ses prédications au travers desquelles elle avait connu la vérité sur Dieu. Elle le remercia également, parce que trois ans auparavant, elle avait ainsi pris la décision de confier sa vie à Jésus. " Je sais où mène le voyage ", dit-elle. Elle décéda trois jours après. Selon  des témoins, elle mourut dans une paix totale, se réjouissant à la pensée de ce qui l'attendait au ciel. " Jésus, Jésus ! " furent les derniers mots que ses lèvres prononcèrent. Sa mort fut une véritable prédication pour toutes les personnes présentes, comme nous le rapporte le pasteur Schmidt.

Quelques jours plus tard, le téléphone sonna chez ce pasteur. L'un des médecins de la clinique s'annonça. Il lui dit : " Vous êtes bien le pasteur qui a encore parlé avec cette vieille dame, peu de temps avant qu'elle ne décède ? " Ce docteur n'avait encore jamais été témoin d'une mort aussi paisible. " Qu'avait donc cette femme que moi je n'ai pas ? ", demanda finalement le médecin. " Je peux vous le dire exactement ", répondit Schmidt, en invitant celui-ci à venir à une réunion dans son église. Lors de cette réunion, on pria aussi pour les malades. A sa grande surprise, le médecin expérimenta une guérison physique dans son propre corps. La réunion qu’il venait de vivre, plus la guérison dont il venait de faire l’expérience, ainsi que l’entretien personnel qu’il eut avec le pasteur, tout cela eut un grand impact sur sa vie.

Ce même soir, le pasteur accompagna le médecin à son domicile. Sur le chemin du retour, dans la voiture, le docteur exprima le désir de se convertir sur le champ à Jésus-Christ. Pour ce faire, il conduisit le véhicule jusqu'à la bande d'arrêt d'urgence d'une voie express, déclencha le signal de détresse et, avec le pasteur, ils se mirent à prier. C’est alors qu’il accepta le pardon de Dieu et qu’une grande joie remplit son cœur.

A peine eurent-ils fini de prier qu’une patrouille de police s'arrêta derrière leur voiture. Les policiers contrôlèrent voiture et papiers. Lorsqu'ils leur demandèrent ce qu'ils faisaient là le soir, sur la bande d'arrêt d'urgence, la réponse fut spontanée : " Nous prions ! " Cela leur parut suspect. C'est pourquoi ils soumirent le pasteur et son passager à un test d'alcoolémie. Ce dernier fut également sans résultat. Au moment du départ le médecin, s’adressant à l'un des policiers, lui dit : " Jeune homme, je vous souhaite de vivre un jour quelque chose d'aussi beau que ce que je viens de vivre ici ce soir ! "

Quelques jours plus tard, le téléphone sonna une nouvelle fois chez le pasteur Schmidt. Le policier qui l'avait contrôlé récemment, était à l'appareil, lui posant la question suivante : " Je voudrais savoir ce que ce médecin a que je n’ai pas ? " - " Je peux vous le dire exactement ", répondit le pasteur en invitant promptement le policier à la prochaine réunion dans son église. Ce jeune policier y apparut accompagné cette fois de son amie.

" C'est quand même étonnant, déclare le pasteur, les heureuses répercussions que peut avoir la mort d’une personne en paix avec Jésus-Christ et réconciliée avec Dieu ".

 

Dorothée Hatzakortzian

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