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HISTOIRES VECUES ETONNANTES

Introduction:
Périodiquement nous aurons le plaisir de vous faire connaitre de merveilleux témoignages d'interventions divines dans la vie de plusieurs personnes. Ces récits percutants stimuleront votre foi et vous aideront à persévérer dans votre marche chrétienne et à grandir dans votre foi et votre confiance en Jésus-Christ, votre Sauveur et fidèle Berger.

 

Sauvé par un enfant…  
(Histoire de Noël)

Un épais brouillard reposait sur la mer du nord. Des mouettes passaient, voletant et criaillant. Un petit bateau à moteur donna une poussée pour s’éloigner de la rive, et se dirigea vers la soupe opaque et humide. La tête du pêcheur était lourde ; ses yeux vitreux regardaient les vagues d’un air maussade. Il avait froid. Il ne lui était resté de toute la fête de Noël que la gueule de bois et un cœur bien vide !

 

   La fête de Noël était pour le pêcheur Johannsen toujours l’un des jours les plus difficiles de l’année. Chaque année, pour se divertir, il se rencontrait avec ses amis dans une auberge. La chaumière se trouvait en haut, sur les dunes, et de ses fenêtres, on avait vue sur la mer.  Il parvenait à se débarrasser de tous les souvenirs et de toute sentimentalité en buvant plusieurs bouteilles de vin, des grogs et de la bière.
Depuis que ses parents étaient décédés, il n’avait plus personne qui pensait à lui à Noël ou passait pour lui apporter un cadeau.

Il était donc assis avec ses compagnons de beuverie ; jusqu’au petit matin, ils avaient tenu le coup ensemble, bu, parlé, et entretenu toutes sortes de ressentiments.  Alors qu’il venait de se décider à marcher pendant plusieurs heures, le long de la plage, pour retourner chez lui, Peter, l’un de ses compagnons d’ivrognerie, l’invita à faire avec lui une partie du trajet en bateau. Cela l’arrangeait bien, car la plage avait beaucoup de criques qu’il aurait dû sinon parcourir à pied. Il pouvait ainsi raccourcir son parcours. Chez lui, cependant, personne ne l’attendrait, et la hutte était froide. Toujours la même solitude amère, et Noël en plus ! Là, il eut encore plus conscience du vide de son existence. 

Les larmes du souvenir       
Mais – hier, lorsqu’il était avec ses amis en train de boire, quelque chose avait été différent. Vers minuit, plusieurs jeunes filles de l’Armée du Salut étaient entrées dans la salle de l’auberge et avaient chanté des chants de Noël connus depuis longtemps. Des souvenirs d’une enfance insouciante leur étaient revenus et certains de ces hommes déjà fortement alcoolisés, s’étaient mis à pleurer. Ses yeux à lui aussi étaient devenus humides, mais il avait essuyé les larmes du revers de sa main tout en vociférant contre la fumée qui les avait irrités.
Après les chants, l’une de ces jeunes filles avait fait une petite allocution. Elle avait parlé de l’enfant venu du ciel, pour nous aider, et de l’amour de Dieu qui jette des ponts vers l’humanité. Elle avait fait mention de l’aspiration des hommes à connaître l’amour de Dieu, la nostalgie du père dans les cieux, que tout homme porte en lui. Elle avait parlé aussi des larmes secrètes qui ne peuvent être séchées qu’au moment où nous laissons le Père céleste nous prendre dans ses bras, tandis que nous acceptons son pardon.

      « Celui qui saisit l’amour de l’enfant de Noël, a trouvé le chemin de la maison, il a une patrie et la paix. Cet enfant peut sauver chacun », c’est à peu près de cette façon qu’elle l’avait formulé. Quelques hommes qui venaient encore de pleurer d’émotion, s’étaient moqués d’elle, tout en voulant la forcer à prendre un verre d’eau-de-vie – mais notre pêcheur sentait que ce qu’elle disait était vrai. Il n’avait pas de paix en son cœur, que de l’inquiétude. Même s’il ne voulait pas le reconnaître – cette jeune fille avait raison. Il repensait à cet événement pendant tout son trajet. Mais il finit par chasser les pensées comme une mouche gênante, qui volerait autour de sa tête. « Bah. Enfantillage ! Comment un enfant pourrait-il nous aider ?  Ne compte que sur toi. Pleurnicher sur ses péchés n’est pas viril, nous les hommes, sommes des durs. Je n’ai donc pas besoin d’un enfant pour m’aider. Je le repousserais et ne compterais que sur ma propre force ». 

        A ce point précis de leur trajet, les deux pêcheurs devaient déjà bien s’y connaître pour ne pas perdre leur orientation. « Davantage à gauche, Peter, autrement, nous nous éloignons de la terre », dit-il à son ami qui conduisait la barque. Ils continuèrent leur parcours en se taisant, jusqu’à ce que la quille du bateau se mette assez brusquement à crisser dans le sable. C’était sans doute l’endroit où Johannsen devait descendre. Ils étaient arrivés plus tôt qu’ils ne le pensaient. Il sauta hors du bateau, fit un petit geste en guise de salutation et de remerciement à son camarade Peter, puis marcha lourdement dans l’eau peu profonde, en direction du rivage.

Lorsqu’il eut un sol solide sous les pieds, il regarda encore une fois en direction du bateau, mais celui-ci avait déjà disparu dans l’épais brouillard. Il allongea le pas, pour arriver à sa maison isolée qui devait se trouver là devant, quelque part dans le brouillard. Il marcha et marcha. Mais que se passait-il ? Il se trouvait soudain à nouveau dans l’eau. Il n’était quand même plus ivre au point de tourner en rond sans le remarquer ? Il rebroussa son chemin. Mais après avoir fait mille pas, il fut de nouveau au même endroit, toujours dans la mer.

Perdu dans le brouillard
Ses genoux commencèrent à trembler, un cri d’épouvante sortit de sa poitrine. Il voulut rappeler son ami Peter, mais c’était sans espoir. Son appel se perdit dans le brouillard, sans être entendu. Seules les vagues mugissaient et le léchaient. L’effroi le saisit, il savait ce que cela signifiait – et savait maintenant aussi où il était.

       Il y avait devant la plage, près de chez lui, des bancs de sable qui, pendant la marée basse, émergeait de la mer. Ils avaient pensé se trouver sur la plage, mais ils étaient en fait seulement arrivés jusqu’à l’un de ces bancs de sable. Dans l’épais brouillard, il était impossible de faire la différence avec le rivage. Il était maintenant immobilisé, et la marée arrivait. Il pouvait appeler autant qu’il le voulait, personne ne l’entendrait. Dans une demi-heure environ, le banc de sable serait recouvert par les vagues.
Désespéré, il tomba à genoux et gémit : « O Dieu, tout, mais pas ça ! Je ne peux quand même pas déjà mourir. Il y a encore tant de choses que je dois mettre en ordre en moi … »

       Les paroles de la jeune fille de l’Armée du Salut lui revinrent à l’esprit. « Le monde était perdu, Christ est né … » Et ensuite, il entendit clairement celle-ci dire à nouveau : « Un enfant est venu du ciel, pour nous aider … » A ce moment-là, il avait éclaté de rire, d’un air moqueur. « Que pourrait encore faire maintenant l’enfant de Bethlehem, pour m’aider ? C’est valable pour un vieux dans son fauteuil, mais pour moi ?  Pieux racontars ! Et pourtant, « l’eau glacée le saisirait en quelques minutes, comme la main froide de la mort. Des voies de la mer paraissaient déjà le singer ! »

        Et maintenant, c’était comme si ses propres paroles moqueuses revenaient à lui : « Aide-toi toi-même, avec ta force, tu es quand même fort. Trouve-toi donc un pont du côté de la plage ; celle-ci ne doit pas être si loin. » Il savait combien cette pensée à elle seule était folle. Dans l’eau glacée, il ne survivrait que quelques minutes.

         Figé par le désespoir, il s’accroupit. Il réalisa soudain ce qui était en train de se passer : le banc de sable sur lequel il se tenait devenait de plus en plus restreint ; il pouvait faire de moins en moins de pas. A la fin, il ne resterait plus qu’un petit endroit sur lequel seul un fauteuil pouvait encore tout juste y trouver une petite place – et après, ce sera la mort ! Seulement maintenant, il réalisait la situation mieux que quiconque.

       Combien les hommes ferment souvent les yeux devant le cycle de plus en plus restreint de leur vie. Ils ne voient pas la marée monter.  Ils dansent, boivent, prennent la vie comme elle vient, sur le banc de sable de la mort - comme un enfant insouciant, inconscient. Et alors ? Pendant que la marée monte, les hommes luttent sur le banc de sable, les peuples luttent les uns contre les autres, et pour quoi ? Pour des coquillages sans valeur, pour avoir assez de place sur le banc de sable. Ils élisent des gouvernements, construisent des maisons comme des châteaux de sable, mais ensuite arrivent la tempête et les vagues qui emportent tout sur leur passage. »

       Une parole du temps passé traversa l’esprit de notre homme : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Quelle parole, s’exclama-t-il ! Puis la jeune fille de l’Armée du Salut lui revint également à l’esprit.

« Ah oui, un enfant », se dit-il en éclatant de rire. « Si maintenant cet enfant me venait en aide ici, je pourrais croire en lui, mais s’il ne peut même pas me jeter un pont entre cet endroit et la plage, comment croire alors qu’il puisse jeter un pont du ciel jusqu’à moi ? » Ah, avec quelle rapidité terrible, la vie peut arriver à son terme ! Toutes ses pensées se précipitaient dans sa tête. Il se mit alors à courir comme un fou tout autour du cercle de sable qui devenait de plus en plus restreint. Il cria, appela, oui, poussa des cris perçants dans toutes les directions, comme un aliéné.

        Le vent se leva, le brouillard devint de plus en plus mince. Dans le lointain, il put reconnaître la terre, la terre ferme et salvatrice. Et cependant il savait qu’il ne vivrait plus longtemps. A l’horizon, il y avait pourtant le salut, sa maison, mais pour y nager, c’était bien trop loin. Il s’arracha la veste et la chemise du corps, et se mit à faire des signaux désespérés avec sa chemise, s’en servant comme d’un drapeau. Mais aucune réponse, aucun signe en retour.

        Il ne lui restait maintenant plus qu’une liberté de mouvement de vingt pas. L’eau glacée le saisirait en quelques minutes, comme la main froide de la mort. Des voix venant de la mer paraissaient le singer. « Pourquoi brailles-tu comme un enfant ? Tu glapis comme un chien… » « Parce que je veux vivre », était le cri qui sortait de ses entrailles. De nouveau, les paroles de la jeune fille lui revinrent à l’esprit. « Pourquoi chaque homme a-t-il besoin de cet enfant ? Parce qu’il veut vivre – vraiment vivre, pas seulement d’une manière artificielle. Chacun a besoin d’une vie basée sur un fondement, une vie qui a un but dans l’éternité de Dieu. Il avait entendu tout cela, mais à quoi cela pouvait-il lui servir à présent ?

      Maintenant, il ne pouvait plus que faire cinq pas. Il cria une nouvelle fois, en proie à un désespoir sauvage. Les veines de son front ressortaient.  Il était rempli de fureur, de rage et de crainte à la fois. Une fois de plus, il fit des signaux de sa chemise blanche. Il avait de plus en plus froid. Déjà, les premières vagues l’arrosaient. Désespéré, il tomba à genoux. C’est dans cette position-là qu’il se trouvait maintenant. Mais que voyait-il ? Un bateau ! Il mit sa main au dessus de ses yeux comme pour mieux voir. La mort se présentait-elle déjà avec une hallucination, un ignoble obscurcissement des sens ? Quelqu’un appelait pourtant ! Une voix claire d’enfant retentit dans sa direction.

       « Un enfant, effectivement un enfant – Luka Modersohn, le fils du voisin, avec son père, Hans, dans le bateau ! « Notre pêcheur se hâta vers la barque. Il n’en revenait pas.  « Hans, d’où viens-tu ? » Il tituba, puis tomba dans le bateau. Le voisin expliqua : « Mon garçon a cherché des crevettes sur la plage, et là, à l’aube, il a découvert quelque chose d’insolite, dans le lointain, sur le banc de sable. Cela pouvait presque être un homme, m’a-t-il dit. Nous avons regardé avec les jumelles et avons vu qu’il y avait là quelqu’un en détresse, puis nous sommes allés chercher notre bateau. »

Le pêcheur Johannsen attira alors le garçon vers lui, et fit une chose qu’il n’avait encore jamais faite à ce jour : Il embrassa l’enfant encore et encore, sur ses cheveux blonds. Cela fut même désagréable au garçon. Johannsen balbutiait sans cesse : « Un enfant est venu pour m’aider. Sans cet enfant, je serais mort d’une mort atroce. Un enfant comme sauveur … !!! »

      Après voir atteint le rivage, il serra fermement la main du garçon et, plein de reconnaissance, tapa sur l’épaule de son papa – et offrit sa montre au garçon tout étonné. Puis il alla rapidement à sa hutte. Il ne voulait pas que le père et son fils découvrent sa grande émotion !

      Il ferma la porte derrière lui ; maintenant, il ne désirait plus qu’une chose : être seul avec quelqu’un d’Autre et sans être dérangé. Il voulait à présent fêter encore une fois Noël, mais de la bonne manière cette fois-ci – avec son Sauveur, l’enfant de la crèche !


(Traduit et transmis par Dorothée Hatzakortzian)

 

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