ANECDOTES POUR MIEUX COMPRENDRE L'EVANGILE

La réponse à sa dernière prière !

1

 

 

 

 

Malgré les supplications de sa mère, Pierre sortit ce soir-là pour rejoindre ses copains. Il pensait : "II faut bien se distraire un peu. Les parents sont d'une autre généra­tion. On n'a pas toujours vingt ans". Comme il franchis­sait la porte, sa mère lui dit : "Pierre, tu sais, je prierai pour toi jusqu'à ce que tu reviennes".

Ce soir-là, le plaisir lui parut fade. L'ambiance n'y était pas. Il décida de rentrer à la maison. La chambre de sa mère était encore éclairée. Il s'en étonna et entra dans la pièce. La maman était à genoux, au pied de son lit, la tête appuyée sur les couvertures. Il s'approcha. Elle était morte.

Ce fut pour lui un coup terrible. N'était-ce pas le cha­grin qui avait tué sa mère ? N'était-il pas responsable de sa mort, lui, un fils indigne ? L'irréparable était devant lui. Dieu lui parla. Il avait vu l'exemple, entendu les con­seils d'une mère à la foi vivante, et il allait y répondre. Cette nuit-là, Pierre se tourna vers Dieu. Il reconnut ses péchés et accepta Jésus pour son Sauveur. Pendant de longues années, attaché à Jésus, son Maî­tre, il a été un chrétien zélé pour proclamer le grand sa­lut que Dieu offre à celui qui croit. Il l'avait accepté lui-même dans des conditions si tragiques.

Pardonner comme Dieu nous a pardonné
2

 

 

 

 

 

Benjamin Dubé, missionnaire en Afrique du Sud, encou­rageait Noirs et Blancs à se comprendre et à s'aimer mu­tuellement. Mais son message était mal reçu.

Un soir qu'il se rendait avec le plus jeune de ses enfants à une réunion où il devait prêcher l'Évangile, dix hommes ar­rêtèrent sa voiture, l'en tirèrent et le frappèrent de nom­breux coups de couteau. Le garçon réussit à se cacher derrière une poubelle jusqu'au départ des meurtriers puis, constatant que son père était mort, il courut à la maison et annonça la terrible nouvelle à sa mère. Après quoi, il entra dans sa chambre, se mit à genoux et ouvrit sa Bible. Les premiers mots sur lesquels il tomba furent ceux de Jésus sur la croix : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font" (Luc 23. 34).

Un peu plus tard, les meurtriers furent arrêtés et con­damnés à des peines de prison plus ou moins longues. Un an après la mort de son mari, Madame Dubé et ses enfants chantaient des cantiques dans une réunion en plein air et témoignaient de leur foi. Tout à coup, un mouvement dans la foule : un jeune homme s'avança et, baissant la tête, murmura : "Je veux commencer une vie nouvelle avec Jésus, mon Sauveur". Madame Dubé le reconnut : ce jeune homme n'était-il pas l'un des meurtriers de son mari ? Après un moment d'hésitation, elle fit un pas vers lui et lui tendit la main : "Maintenant, lui dit-elle, tu es devenu mon frère".